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Un exemple de start-up innovante, la « success story » de Priceminister: de l’éclatement de la bulle internet à la crise de 2007

« L’histoire montre que les sociétés les plus performantes sont nées dans les moments difficiles. C’est le cas par exemple de Meetic ou de venteprivée.com. […]Deux ans plus tard, lorsque le projet atteint sa maturité, la crise est passée et la société se retrouve alors en position de force sur le marché »[1], Pascal Mercier, cofondateur d’Aelios Finance, une société spécialisée dans les levées de fonds.

Dans le marasme que nous traversons, certains types d’entreprises peuvent en exploitant leurs capacités et s’investissant dans les secteurs d’avenir, trouver une position économique confortable : il s’agit des startups du web[2].

L’ère informatique tel que nous le connaissons aujourd’hui a fait son apparition au début des années 1990’s pour le grand public et connût un engouement très rapide, avant de rencontrer une crise en mars 2000 sous forme de krach boursier: ce que l’on nomme l’éclatement de la « bulle internet ». Sans revenir sur ses mécanismes, nous pouvons rappeler que ce phénomène fut planétaire et toucha de nombreuses compagnies. La crise du world Wild web a constitué une purge, ébranla de grandes entreprises, assainissant le monde économique en révélant des fraudes fiscales comme celles d’Enron et Worldcom. La disparition de grands groupes, de plus petites entreprises (sociétés de télécommunications du NASDAQ), mais aussi la baisse de morale dans ce secteur a ouvert une brèche pour les individus ambitieux et visionnaires.

Dans ce contexte, Pierre Kosciusko-Morizet entreprend à la suite d’un premier échec la création d’une plateforme « CtoC » avec quatre de ses collaborateurs en août 2000 (le site a ouvert en janvier 2001), en se basant sur un « business model » existant aux Etats-Unis ; le principe de ce site est de mettre en relation des particuliers ou professionnels qui vendent leurs produits et les consommateurs potentiels tout en jouant le rôle d’assureur[3], car nous pouvons souscrire à une assurance qui garantit nos produits et le paiement au vendeur (les transactions sont sécurisées). Cette entreprise est innovante, car elle apparait en temps de crise dans un secteur peu compétitif avec un service qui n’existe alors pas en France. Ajoutons que son mode de financement fut les « business angels » qui lui apportèrent un capital rapidement et suffisamment élevé pour se lancer.

En 2008, le PDG de Priceminister évoquait dans une interview accordée au journal du net qu’il comptait embaucher des gens talentueux licenciés suite à la crise de 2007[4]. Il souligne également que pour les sites de e-Commerce qui connaissent une situation économique stable ou favorable, la crise va être une période de croissance ; les concurrents de Priceminister qui tiennent une position labile sur ce secteur ont des ralentissements de leur activité économique de 10%, comparativement à une croissance de 40% pour son entreprise ; son objectif est donc de profiter de cette opportunité (faiblesse des concurrents, prix bas et baisse des investissements) pour investir fortement dans la communication afin d’acquérir des parts de marché et d’assurer son hégémonie sur ce segment.

Le site est aussi une réponse à la crise du pouvoir d’achat par les prix bas des produits mis en vente ; les français sont en effet très sensibles au niveau des prix en période de marasme.

Enfin, Priceminister a profité de la crise financière pour effectuer un nombre important de rachats d’entreprises pour diversifier son activité et sa présence sur le web ; Pierre Kosciusko-Morizet a en effet entamé le rachat de Mixad/321Auto en mars 2007, A vendre à louer en mai 2007, Planetanoo en août 2007 et Voyagermoinscher.com en novembre 2007. Il compte donc utiliser son premier site comme levier de croissance, et vice versa.

 

Le chaos est un environnement favorable à l’innovation et aux opportunités

« Ce que consomme l’information est relativement évident: elle consomme l’attention de ceux qui la reçoivent. Dès lors, une abondance d’information crée une pénurie d’attention et le besoin de répartir efficacement cette attention parmi la surabondance de sources d’informations qui la consomment » (Herbert Simon)[5]

Dans un livre sur les moyens d’innover[6],disponible gratuitement sur le web (au prix d’un tweet), Jeremy Gutsche, le CEO de Trendhunter.com qui est un site qui répertorie de très nombreuses tendances (dans le domaine des nouvelles technologies, de la mode, de la restauration…) louange l’effet bénéfique du chaos. En effet, l’excès d’informations a pour effet de noyer les individus et accroitre la situation d’incertitude dans lequel ils évoluent ; ils ne peuvent donc pas prendre les décisions optimales, car ils ne peuvent pas comparer tous les avantages et inconvénients des secteurs où ils souhaiteraient investir. Toute crise entraine une forme de chaos, où existe une surabondance d’informations plus ou moins certaine, et qui occulte les chemins de croissance et les chemins de croix. L’opportunité réside donc dans la capacité d’un entrepreneur de voir, de trouver ce que les autres sont incapables de percevoir (Trendhunter.com est un outil incroyable pour cela) et d’exploiter cette innovation. Il s’agit donc de prendre la bonne décision.

 

La crise environnementale et sociale : de nouvelles règles concurrentielles et une incroyable opportunité pour les « entrepreneurs-innovateurs »

Les catastrophes environnementales et les changements climatiques ont entraîné une remise en question de notre modèle économique du « consommer plus », à outrance, et sans sens éthique. Le développement durable et le marché équitable ont depuis quelques années le vent en poupe ; le « green business » est devenu un facteur de croissance pour des grandes entreprises qui incorporent à leur discours de vente des arguments concernant le respect de l’environnement par leurs produits ; et de nombreuses petites entreprises fleurissent pour répondre à cette nouvelle prise de conscience collective, à cette nouvelle demande. Dans la réalité, le produit n’est pas toujours conforme aux normes et aux attentes des consommateurs, il n’atteint pas l’idéal écologique que l’entreprise promet, mais  il s’agit tout de même d’une opportunité pour celle-ci.

 

Conclusion

Entreprendre en temps de crise n’est pas une décision facile à prendre, car même en période de croissance, le risque d’échec reste une issue importante, il faut donc redoubler d’effort, de persévérance, mais surtout d’ingéniosité. L’innovation est un facteur déterminant dans la réussite de nombreuses jeunes entreprises, et permet d’acquérir d’autres sociétés à moindre coût, accroître ses parts de marché, construire des avantages compétitifs, augmenter son niveau de productivité…Durant la crise, lorsque l’incertitude atteint son paroxysme, il est alors peut-être préférable d’investir dans le capital-risque, favoriser les startups à fort potentiel de croissance et de rentabilité. La crise n’est pas non plus un phénomène uniquement exogène, mais aussi endogène, il faut donc prendre en compte l’évolution de la concurrence (investissements en innovation) et les phases qu’elle comprend. Mon intime conviction à la suite de ce triptyque est que pour de nombreux entrepreneurs ou de nombreuses entreprises qui ne sont pas trop affaiblies par la crise, celle-ci constitue une opportunité incroyable.

Je suis un blogueur passionné par le marketing digital et le domaine IT. Après avoir travaillé dans le E-commerce et le Cloud computing, je mets à présent mes compétences au service d’une compagnie de retargeting. J’effectue des missions de freelancing pour des sites qui concernent l’industrie du SaaS et du Webmarketing. Enfin, j’aide différents types d’entreprises à développer leur présence sur le web. Les articles que j’écris reflètent uniquement mes opinions personnelles.

Comments ( 9 )

  • agathe says:

    Bonjour,
    je dois rédiger une synthèse sur ce sujet pour mes études et par curiosité, j’aimerais savoir à quelle occasion vous avez écrit ces articles.
    Merci,

    Agathe

  • michael says:

    Très probablement pour les mêmes raisons que toi;)
    Pour tenter de entrer dans une école qui commence par un D

  • agathe says:

    Oui, c’est ça !:D Je t’avoue que le flou du sujet m’effraie un peu !
    Ils t’ont accepté ou pas ?
    Je suis en M1 dans cette université (j’y ai fait toute ma fac) mais apparemment, la concurrence est rude.

    • michael says:

      Hello,
      je n’ai pas été accepté à l’oral, mon projet d’entreprise n’ayant pas convaincu je suppose…mais je ne me plains pas, je suis en stage dans un domaine qui m’intéresse chez Microsoft, mais bon j’aime toujours l’entrepreneuriat!!:) Bon courage pour ta synthèse, fais quand même attention à la réutilisation de ces informations, ils disposent de certains logiciels…
      Si tu veux me “remercier”, ajoute moi sur viadéo et linkedin 😉
      http://bit.ly/14c22lz
      http://linkd.in/10T2nn4
      A la prochaine !:)

  • agathe says:

    Hey, merci pour ta réponse !:)
    Ne t’inquiète pas, je ne comptais pas réutiliser tes infos, je sais qu’ils sont hyper pointus quant au plagiat.
    Mais par contre, si t’avais quelques conseils pour l’entretien, ça serait vraiment top :)

    Merci pour tout

    • michael says:

      Salut, l’entretien est vraiment court (10, 15 mins grand max) ! Tous les professeurs que tu auras seront dans la salle normalement (je crois 5 ou 6) ; viens avec un projet entrepreneurial intéressant, accompagné de données chiffrées…mais je pense que comme tu es déjà à Dauphine, tu as plus de chance d’être prise (c’est simplement un avis…;), bonne chance!

    • michael says:

      …et ils adaptent vraiment leurs questions en fonction du candidat, donc par rapport à ce que tu vas dire…

    • michael ulryck says:

      hello, si tu es prise, tu seras avec un de mes amis, un mec tip top qui s’appelle Alexandre lambin;)

  • agathe says:

    Ok merci beaucoup ! Bonne continuation :)

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